Avec Tetro, c’est le vrai retour de Coppola, renouant avec ses histoires de famille, brassant les vestiges du Parrain et de Rusty James, et dirigeant un acteur dans la lignée de Pacino et Rourke, Vincent Gallo. C’est surtout le retour de Coppola scénariste (dernier script en date : Conversation secrète, 1974), et grand scénariste, tant le déroulé du récit, la progression narrative et l’entrelacement entre le passé et le présent émerveillent. L’autre victoire de Coppola, c’est de revenir aujourd’hui au sommet avec la technologie qu’il avait appelée de ses voeux dès 1979 sous le nom de « cinéma électronique » - vocabulaire d’époque oblige. Aujourd’hui on parle de « numérique », mais Coppola semble enfin en adéquation avec son temps. (Cahiers du cinéma n°651)